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13 octobre 20262 min de lecture

Indemnités journalières : les arrêts longs et les accidents du travail tirent la dépense en 2026

Le rapport d'octobre 2026 à la Commission des comptes de la Sécurité sociale prévoit une hausse de 4,7 % des indemnités journalières en 2026. Les arrêts maladie courts se stabilisent, les arrêts de plus de trois mois et les accidents du travail continuent de progresser. Pour l'employeur, la baisse du plafond des indemnités reporte une partie du coût sur le maintien de salaire.

Ce que dit le rapport

En octobre 2026, la Commission des comptes de la Sécurité sociale a publié son rapport d'automne : résultats 2025, prévisions 2026 et 2027. Il consacre un passage aux indemnités journalières (IJ), les sommes versées par l'Assurance maladie au salarié en arrêt de travail.

Les chiffres clés pour 2026 :

  • l'ensemble des IJ progresserait de 4,7 %, après 4,8 % en 2025 ;
  • les IJ maladie n'augmenteraient que de 0,7 %, après 1,9 % en 2025 ;
  • les IJ d'accident du travail et de maladie professionnelle (AT-MP) bondiraient de 12,6 %.

Arrêts courts stables, arrêts longs en hausse

Le rapport distingue les arrêts de moins de trois mois et ceux de plus de trois mois. Sur les cinq premiers mois de 2026 :

  • le nombre d'IJ versées pour des arrêts courts est quasi stable (+0,1 %, contre +3,7 % en 2025) ;
  • celui des arrêts de plus de trois mois augmente encore de 5 %, après 6,2 % en 2025.

La dépense des arrêts courts a même baissé de 6,4 % sur cette période. La raison n'est pas une baisse du nombre d'arrêts, mais leur montant moyen : depuis le 1er avril 2025, le salaire pris en compte pour calculer les IJ maladie est plafonné à 1,4 fois le Smic, contre 1,8 fois auparavant.

Côté AT-MP, la dépense a progressé de 12,9 % sur les cinq premiers mois, portée surtout par le volume (+9,8 %). C'est désormais le poste le plus dynamique.

2027 : la tendance repart à la hausse

Avant les mesures du budget de la Sécurité sociale pour 2027, le rapport prévoit une hausse tendancielle des IJ de 7,2 % en 2027. Il intègre déjà la réforme des affections de longue durée non exonérantes : à partir du 15 octobre 2026, leur compteur d'IJ est établi à un an.

Le rapport note aussi que la tendance des dépenses de ville est freinée par le transfert de financement, s'agissant des IJ, vers les organismes complémentaires et vers les employeurs.

Ce que ça change pour l'employeur

Ce transfert vers l'employeur passe par le maintien de salaire légal (l'indemnité complémentaire que l'employeur verse au salarié en arrêt maladie). Le Code du travail le calcule sur le salaire brut : 90 % pendant les 30 premiers jours, deux tiers pendant les 30 jours suivants (article D1226-1). Les IJ de la Sécurité sociale sont déduites de ce complément (article D1226-5).

Concrètement :

  • plus l'IJ est faible, plus la part payée par l'employeur est importante ;
  • les salariés dont le salaire dépasse 1,4 Smic sont les premiers concernés par le plafond ;
  • votre convention collective peut prévoir un maintien plus favorable : c'est elle qui fixe votre coût réel.

Les arrêts de plus de trois mois et les accidents du travail sont les deux postes que le rapport voit encore progresser en 2026.

Sources

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Les règles applicables dépendent de votre convention collective et de votre situation : pour une décision individuelle, rapprochez-vous d'un conseil qualifié.

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