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28 septembre 20262 min de lecture

Médecin remplaçant : comment remplir les trous de son agenda ?

Entre deux remplacements, un médecin remplaçant a souvent des jours libres qu'il n'a pas choisis. Deux leviers existent : trouver des remplacements plus réguliers, et exercer une activité ponctuelle en son nom propre, comme la contre-visite patronale. Le second est ouvert au médecin inscrit au Tableau de l'Ordre.

Pourquoi l'agenda d'un remplaçant a des trous

Un remplacement dépend du médecin remplacé : ses congés, sa formation, ses absences. Les demandes se concentrent sur les vacances scolaires et se raréfient le reste de l'année. Un remplaçant alterne donc des semaines pleines et des jours sans activité.

Premier levier : des remplacements plus réguliers

Les remplacements récurrents lissent l'agenda : un jour fixe par semaine chez le même médecin, ou une période chaque mois. Ils se trouvent surtout par le bouche-à-oreille et par les plateformes de mise en relation.

La Remplateforme recense les propositions de remplacement et les disponibilités des remplaçants, département par département. Le générateur de contrat de remplacement prépare le contrat d'après le modèle de l'Ordre.

Second levier : une activité en son nom propre

Un remplaçant exerce au nom du médecin qu'il remplace. Mais un docteur en médecine inscrit au Tableau de l'Ordre peut aussi exercer une activité libérale en son nom propre, sans être installé. La contre-visite patronale en fait partie.

L'employeur qui verse un complément de salaire à un salarié en arrêt maladie peut faire contrôler cet arrêt par un médecin de son choix (article L.1226-1 du code du travail). Le médecin contrôleur :

  • reçoit le salarié à son cabinet ou se rend à son domicile ;
  • constate si l'arrêt est justifié ;
  • remet un rapport sans diagnostic, le secret médical reste entier.

Ce n'est pas un remplacement : aucun confrère n'est absent, aucune patientèle n'est reprise. L'activité se glisse dans un jour libre, sans rien changer aux remplacements déjà prévus.

Ce que cela demande concrètement

Pour un remplaçant thésé, peu de démarches :

  • être inscrit au Tableau de l'Ordre, ce qui est déjà le cas ;
  • disposer d'une assurance responsabilité civile professionnelle qui couvre cette activité, à vérifier auprès de son assureur ;
  • pour une visite au cabinet, disposer d'un lieu de consultation.

MandaPro met les employeurs en relation avec des médecins contrôleurs indépendants. Le médecin choisit ses créneaux, accepte ou refuse chaque contre-visite, et connaît ses honoraires avant d'accepter. Le numéro RPPS est vérifié à l'inscription.

Pour les étudiants titulaires d'une licence de remplacement, la situation est différente : le tutoriel Qui peut remplacer un médecin ? en rappelle les limites.

En résumé

Des remplacements réguliers pour la base, des contre-visites pour les jours creux : les deux se combinent. Pour les remplacements, La Remplateforme ; pour les contre-visites, l'inscription se fait sur mandapro.fr/medecins.

Questions fréquentes

Un étudiant titulaire d'une licence de remplacement peut-il faire des contre-visites ?

La licence permet de remplacer un médecin, dans la spécialité préparée. Elle ne permet pas d'exercer en son nom propre. La contre-visite patronale suppose d'être docteur en médecine inscrit au Tableau.

Les contre-visites s'ajoutent-elles à mes revenus de remplaçant ?

Oui. Ce sont des honoraires d'activité libérale, déclarés avec vos autres recettes. Le régime social et fiscal reste celui de votre exercice libéral.

Dois-je m'engager sur un volume ?

Non. Sur MandaPro, vous publiez vos créneaux quand vous le souhaitez et vous acceptez ou refusez chaque contre-visite.

Sources

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Les règles applicables dépendent de votre convention collective et de votre situation : pour une décision individuelle, rapprochez-vous d'un conseil qualifié.

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